Édition 2016

La FIAC propose cette année trois cycles de conférences du vendredi 21 au dimanche 23 octobre, dans la  « Conversation Room » au sein de la foire, un espace dédié en haut de l’Escalier d’Honneur du Grand Palais. Chaque jour, une thématique spécifique est abordée par le biais d’une confrontation directe
entre l’art et d’autres formes de la pensée contemporaine, telles que la science, l’architecture ou la diplomatie.

Toutes les conversations sont en accès libre dans la limite des places disponibles.
Adresse : Grand Palais, en haut du Grand Escalier d’Honneur dans l’espace
Conversation Room, 75008 Paris

 


 

VENDREDI 21 OCTOBRE | ART ET ARCHITECTURE


En collaboration avec la FIAC, SOLO GALERIE (Christian Bourdais et Eva Albarran) présente des conversations sur les relations entre art et architecture modérées par Moritz Küng, curateur et éditeur indépendant basé à Barcelone.
Les trois tables rondes chercheront à éclairer la relation entre l’art et l’architecture, la manière dont ces deux disciplines se croisent et la manière dont les architectes se positionnent par rapport aux artistes, et inversement. Les conditions qui s’appliquent à la production d’architecture et à la présentation de l’art seront au centre de ces discussions qui aborderont les typologies muséales présentes et à venir, les constructions hybrides et les influences extérieures, ainsi que le climat général.
14h | Changement des typologies – le musée en flux

L’inauguration du Centre Pompidou en 1977 a introduit une nouvelle architecture – le musée en tant que machine – qui a engendré un véritable boom des nouveaux bâtiments muséaux au cours des décennies qui ont suivi. De Mönchengladbach (Hollein, 1975) à Bregenze (Zumthor, 1990), de Bilbao (Gehry, 1997) à Kanazawa (Sanaa, 2004), de Londres (H&deM, 1995) à New York (Rogers, 2015), différentes typologies ont été introduites : les pavillons, les passages et les ensembles. Alors qu’en 2005, le V&A à Londres a été promu grâce à ce slogan : «Une super cafèt’ avec un musée sympa en annexe», comment les architectes pensent-ils aujourd’hui le musée et son architecture ?

Conversation en anglais
15h30 | En dehors de la fonction – la construction comme manifeste

Le pavillon est un bâtiment d’un genre particulier : à petite échelle, souvent temporaire, un hybride sans autre claire fonction que d’accueillir quelque chose, un manifeste potentiel.
Le pavillon exprime souvent une synthèse, que ce soit sous la forme d’un abri (à l’image du pavillon de Mies van der Rohe à Barcelone en 1929 ou du Blur-building de Diller Scofidio pour l’Expo suisse en 2002) ou d’une sculpture (Dan Graham, Thomas Hirschhorn, Jorge Pardo). Qu’est-ce qui rend cette structure si attractive et quel est son but ultime ?

Conversation en anglais 
17h | Un ordre nouveau – l’architecture en tant qu’art

Au cours de ces dernières années, le nombre d’expositions présentant le travail d’architectes a connu une augmentation rapide. A côté de pièces traditionnellement exposées comme des esquisses, des plans, des modèles, des maquettes ou des animations sur ordinateur, les architectes réalisent souvent des installations, des environnements ou même des décors de théâtre. Mais si l’on considère l’architecture comme une discipline destinée avant tout à être construite et pas seulement exposée, quelle est l’idée, l’avantage ou le but qui se cache derrière cette forme particulière d’expression ?

Conversation en français

SAMEDI 22 OCTOBRE | Art et science

Le temps de l'art, le temps du monde
 

Pour la quatrième année consécutive, la FIAC propose, en collaboration avec Coal (association pour l’art et le développement durable), un cycle de tables rondes qui propose un dialogue entre un artiste, un scientifique et un théoricien.

Tandis que la frénésie de notre temps ultra connecté, ultra productif et ultra consumériste nous entraine de nouveauté en nouveauté, dans une temporalité subjective de l’instantané, de l’urgence et de la vitesse ; la réalité quant à elle, ne peut être accélérée. Les saisons restent des saisons, les années des années, le temps du monde est permanent et nous décrochons de celui-ci dans une diachronie dangereuse. Ainsi par exemple, le jour du dépassement, une date de l’année où, théoriquement, les ressources renouvelables produites par la planète pour une année entière ont été consommées, est intervenue en 2015 dès le 13 août, et a lieu plus tôt d’année en année depuis des décennies, faisant vivre l’humanité à crédit.

Comme en opposition à notre frénésie, et en dépit de la saisonnalité de la scène artistique contemporaine, l’art reste un espace qui échappe au temps. Avec la vocation de proposer et de concevoir une expérience universelle en droit, l’art nous aide à échapper à la temporalité humaine. Il est destiné à construire et rejoindre un patrimoine, et ainsi échapper au temps. Pourtant, l’art reste le témoin de son époque, et la nôtre est celle de l’accélération jusqu’au collapsus. Alors comment les artistes contemporains concilient le temps du monde avec le temps de l’époque et celui de l’art ?
14h | L’art et le monde sont-ils intemporels ?

L’art et le monde sont-ils intemporels ? Nous cherchons à conserver l’art aussi bien que le monde, des musées aux parcs naturels nous voulons préserver l’existant, et pourtant le monde poursuit sa route, l’histoire de l’art son chemin. Ne risquons-nous pas de tuer le monde et l’art en les figeant dans un état idéalisé ? Ne risquons-nous pas de perdre notre patrimoine et le sens du présent en ne préservant pas le passé ? 

Conversation en français
 

15h30 | L'art donne-t-il à voir le temps du monde ?


Le temps du monde peut échapper à notre perception, limitée à notre échelle physique et temporelle. Or les dispositifs artistiques ne prennent plus l'homme comme la mesure de toute chose, et des plus fugaces aux plus immenses éons il peut nous proposer de toucher du doigt ce qui nous surpasse.

Conversation en anglais 
17h | Le temps accéléré a-t-il pour limites l’art et le monde ? 

Perçu, le sentiment d'accélération de notre époque qui concerne aussi bien l'art que nos vies et l'écosystème atteint aujourd'hui ses limites. Si l'art passe au rythme des saisons, il devient une mode et ne fait plus oeuvre. Si le monde s'accélère au-delà de la capacité de fonctionnement de l'écosystème, il s'effondre. Et si nos vies s'accélèrent encore, nous ne pourrons plus répondre à la vitesse ni à la quantité des stimuli qui nous assaillent. L'art ne peut-il pas nous apprendre à retrouver un temps apaisé, celui de l'être au monde ? 

Conversation en français

DIMANCHE 23 OCTOBRE | Art et DIPLOMATIE
 

La FIAC et Council (Gregory Castéra et Sandra Terdjman), réunissent plusieurs projets artistiques autour d’une question : Comment l’art peut-il avoir des effets diplomatiques ? Qu’ils agissent directement au sein d’institutions politiques internationales, qu’ils inventent des situations pour réunir des acteurs aux perspectives divergentes, qu’ils conçoivent des formats pour la production et la circulation d’idées, ou qu’ils examinent l’éthique de l’influence et des négociations, les projets invités utilisent la diplomatie comme un champ d’action.

À partir de leurs récits d’expériences et de leurs prises de positions, le rôle et l’utilité politique de l’art sont questionnés, ainsi que les conséquences de ces approches sur l’expérience des oeuvres, sur les institutions artistiques et sur les politiques culturelles. Un véritable programme onusien. Initiée en 2013 par Grégory Castéra et Sandra Terdjman, Council est une plateforme curatoriale qui aborde des problématiques formulés avec des membres de la société civile. Les projets engagent des collaborations entre des artistes, des scientifiques et d’autres personnes concernées par le problème. 

Avec le soutien de l’Institut Français. 

14h | Inventer la justice internationale

Franck Leibovici et Julien Seroussi ont entamé une collaboration sous forme d'un livre (bogoro) et d'une suite d'expositions (law intensity conflicts). En traitant les matériaux - transcripts et éléments de preuve - du premier procès de la Cour Pénale Internationale (2007 - 2014) portant sur des crimes commis en Ituri dans l'est de la République démocratique du Congo, ils cherchent à articuler les outils de l'art et de la poésie à ceux des sciences sociales et du droit pour rendre compte de l'invention actuelle de la justice internationale, dont la C.P.I. (créée en 1998) est aujourd'hui le premier laboratoire.

Conversation en anglais
15h30 | Donner une voix

Face au poids des frontières, comment représenter ceux qui n’ont pas d’espace de représentation politique ? Comment donner une voix à ceux qui ne sont pas entendus ? Déplaçons-nous à quelques milliers de kilomètres, pour observer différentes formes de revendications et le rôle qu’y occupe l’institution artistique.

Conversation en anglais
Remerciements à Rivka Saker
17h | Mettre en scène la négociation

« L’opposition est l’amitié véritable » (William Blake) :
Même si elle cherche un accord, la négociation est une situation qui réunit des personnes qui s’opposent, parfois radicalement, et les passions y jouent un rôle autant que les solutions rationnelles. Une négociation se réalise s’il ne s’agit pas une relation d’ennemis mais d’adversaires qui parviennent à reconnaître la légitimité de leurs revendications respectives.
Comment mettre en scène et composer cette altérité ?

Conversation en anglais


 
RELX