FIAC - Foire Internationale d'Art Contemporain
Mark Dion
Fieldwork 4, 2007
Installation multimédia
213 x 182 x 853 cm
Présentée par In Situ Fabienne Leclerc, Paris
Mark Dion est né en 1961 à New Bedford aux Etats-Unis. Au cours des vingt dernières années, l’artiste a étudié la relation entre nature et culture, faisant référence au système de classification et exhibant les méthodes en usage dans les musées. L’oeuvre Fieldwork 4, installée dans la Grande Galerie de l’Évolution, brouille la frontière entre méthode de travail scientifique et artistique. L’artiste a prélevé différents milieux naturels à Londres, chacun reflétant à la fois la situation actuelle et les aspects historiques de la capitale. En assumant l’apparence et les méthodes des scientifiques, l’artiste propose un point de vue questionnant la façon dont l’homme, au travers de la science, donne un sens au monde naturel.
Iceberg & Palm Trees, 2007
Ours en peluche, boîte en aluminium, plante en tissus dans un seau en aluminium, goudron, tendeurs,
caisse de transport
330 x 170 x 100 cm
Présentée par In Situ Fabienne Leclerc, Paris
L’oeuvre de Mark Dion installée devant l’entrée de la Grande Serre tropicale, présente un ours en peluche dans un seau en aluminium rempli de goudron, portant sur le dos un palmier en pot. L’artiste met ainsi un point final à une réflexion de plusieurs années sur les conditions de préservation des ours dans le monde. Contrairement à d’autres oeuvres antérieures, celle-ci dresse le constat de leur situation plus qu’elle ne tire la sonnette d’alarme. La caisse de transport qui fait office de socle joue ici un rôle prépondérant, l’anoblissement de ce support comme icône des échanges marchands de toute sorte.
The Sturgeon, 2010
Resin, tar, costume jewellery under glass
71 x 157 x 61,5 cm
Présentée by In Situ Fabienne Leclerc, Paris
Le travail de Mark Dion fait explicitement référence aux cabinets de curiosités, et se nourrit de l’histoire des musées et des zoos. Exposé dans la Galerie des Espèces Disparues, l’esturgeon en résine sur son lit de verroteries et sous sa chape de verre, joue sur la mise en scène macabre de l’animal aux oeufs d’or, pointant par la même occasion la prochaine pénurie de caviar. La finesse du produit contraste avec l’aspect rebutant de l’animal.